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Marguerite DURAS - Le ravissement de Lol V. Stein

Tout commence dans la simplicité d’une césure à l’arme blanche : il est là, puis il n’est plus là. C’est tout. Mais ce qui est trop simple pèse. La folie rôde. La simplicité de cette rupture pèsera sur la raison de Lol, Lola Von Stein revenant sans cesse sur le lieu du crime : un bal de casino, lieu de son immolation puis de sa métamorphose en son propre fantôme. Son évanescence contamine tous les personnages. Le texte même a cette brume fine où brillent souvent d’originales formules d’une fulgurante justesse.
Mais parfois, on a un emportement lyrique plein d’artifice. D’un coup, la phrase (qu’on susurre volontiers d’ordinaire) perd sa retenue. L’auteur affleure trop. Elle le sait, ou ne sait pas, c’est selon, et souvent. Sa phrase pendouille alors comme un lambeau de tapisserie décollé de son mur. La griffe « MD » devient trop visible sur les corps évanescents des amants de S. Tahla.
 
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